Effet du port de protecteurs auditifs et de casques de sécurité sur la perception et la localisation auditives des alarmes de recul

Depuis 2012, l'Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail (IRSST) et l'Université d'Ottawa ont réalisé conjointement deux projets qui ont permis de cerner les limites de l'efficacité des alarmes de recul conventionnelles utilisées en milieu de travail (alarmes tonales « bip-bip ») comparativement aux alarmes à large bande (« pshit-pshit ») pour assurer la sécurité des travailleurs qui circulent près de véhicules lourds en mouvement. Les résultats de ces études ont démontré qu'en ajustant les alarmes selon les prescriptions de la norme ISO 9533, en tenant toutefois compte de toutes les sources de bruit dans l'environnement de travail et non seulement du bruit du moteur, il n'y aurait pas de contre-indication à utiliser l'alarme de recul à large bande, du moins pour les travailleurs avec audition normale et qui ne portent pas de protecteurs auditifs. Compte tenu de la popularité grandissante de l'alarme à large bande au Québec, les auteurs se sont questionnés sur l'application de leurs résultats aux milieux de travail réels dans lesquels œuvrent des travailleurs qui portent des protecteurs auditifs passifs ou actifs et des équipements de sécurité, tels que des casques.
L'objectif principal de ce troisième projet IRSST/Université d'Ottawa est d'analyser l'audibilité (seuil de détection et seuil de réaction) et la localisation des deux grands types d'alarmes de recul (conventionnelle et à large bande) chez des auditeurs normaux, pour un ensemble de situations typiques des milieux de travail, en ajoutant le port de protecteurs auditifs et de casques de sécurité. La méthodologie utilisée est similaire à celle employée dans le second projet [Rapport R-977 (Nélisse, Vaillancourt, Laroche, Giguère, et Boutin, 2017)] qui mettait en scène des auditeurs normaux qui ne portaient pas de protecteurs auditifs ou de casques de sécurité. La mesure du seuil de détection vise à déterminer le niveau sonore de l'alarme le plus faible perçu dans différents bruits de fond. La mesure du seuil de réaction vise, quant à elle, à déterminer le niveau sonore de l'alarme en présence des mêmes bruits, qui provoquerait une réaction du travailleur qui, sur le terrain, consisterait à se tourner vers le véhicule ou à se déplacer hors de la zone de danger. En ce qui concerne la localisation sonore, elle vise à mesurer les capacités d'identification correcte de la provenance de l'alarme ainsi que les types de confusions (erreurs avant-arrière et gauche-droite).

Source: https://www.irsst.qc.ca/publications-et-outils/publication/i/101045/n/effet-du-port-de-protecteurs-auditifs-et-de-casques-de-securite-sur-la-perception-et-la-localisation-auditives-des-alarmes-de-recul

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