Que nous réserve l'avenir?

Ici comme ailleurs, les centres de recherche en SST s'interrogent afin de déterminer quels sont les risques émergents, résurgents et ceux qui iront en croissance au cours de la prochaine décade. Le National Research Centre for the Working Environment du Danemark (NRCWE) se livrera à un tel exercice, en septembre prochain, en vue d'établir ses stratégies de recherche 2010-2020.

Pour ce faire, les Danois utilisent des moyens semblables à ceux pris par l'IRSST l'an dernier. En vue de compléter et valider l'information dont il dispose, le NRCWE convie à un séminaire international les membres du Partnership for European Research in Occupational Safety and Health (PEROSH) qui regroupe une douzaine de centres de recherche européens. Pour élargir le spectre et avoir une vision nord-américaine des problématiques en émergence, le NRCWE a également invité le NIOSH des États-Unis et l'IRSST.

En 2008, l'IRSST avait lui aussi organisé un colloque sur les grands enjeux de la recherche en SST auquel participaient des chercheurs, des partenaires et des représentants de l'Observatoire des risques de l'Agence européenne pour la SST, du groupe Horizon Scanning du Health and Safety Laboratory du Royaume-Uni et du Bureau de coordination du National Occupational Research Agenda du NIOSH. C'est de cette façon que nous avons complété notre programmation triennale de recherche 2009-2011. Pour ce faire, l'Institut s'appuyait également sur des éléments de prospective établis par le Service de veille scientifique et le Groupe surveillance et connaissance statistiques ; deux unités dont l'IRSST avait annoncé la mise en place dans son plan stratégique 2006-2010. À Copenhague, les experts invités doivent présenter les cinq plus importants défis auxquels ils croient que leur pays fera face au cours des 5 à 10 prochaines années. Pour sa part, l'IRSST a choisi d'exposer les thématiques suivantes :

• Le vieillissement de la main-d'œuvre ;

• Les cancers professionnels ;

• La santé psychologique ;

• L'impact des facteurs biopsychosociaux sur le retour au travail ;

• L'impact des changements climatiques sur la SST.

Il y a évidemment des avantages pour l'IRSST à participer à ce genre de rencontres internationales. Elles nous permettent non seulement de faire valoir les réalisations des chercheurs québécois, mais aussi de nouer de solides liens, de conclure des partenariats et d'obtenir des informations utiles que nous n'aurions pas autrement ou du moins pas aussi facilement. Au séminaire de Copenhague, chaque pays représenté exposera ses grands enjeux des prochaines années. Le Québec pourra ainsi comparer sa feuille de route à celles des autres pays industrialisés.

Et vous ? À quels grands défis votre milieu sera-t-il confronté au cours des prochaines années ?

Commentaire

Fleur Foure a dit :

Je me permets de vous contacter afin de connaitre votre point de vue concernant la prise en compte du bien-être des salariés en entreprise.

Après avoir exercé quelques années dans le milieu juridique, je me suis reconvertie dans le bien-être. Ne pouvant me séparer du milieu de l'entreprise, je propose, aux sociétés, des interventions de massage pour aider les salariés à évacuer leurs tensions.

Même si cette activité peut paraître superflue, les résultats sont très intéressants. Outre la détente et l'apaisement procurée, les salariés massés ont manifesté plus d'intérêt à leur travail et ont demandé à ce qu'une pratique régulière soit mise en place.

Malheureusement, beaucoup d'entreprises ne voient dans cette approche qu'une simple activité distrayante et occasionnelle pour leurs employés.

Elles ne cherchent pas à voir les effets à moyen terme, ainsi que les retours dont elles pourraient bénéficier (moins d'absentéisme, une meilleure concentration des salariés, un meilleur rendement, une image sociale responsable ...)

La prise en compte du bien-être du salarié ne serait-elle que très marginale, dépendant essentiellement de l'ouverture du dirigeant à ces nouvelles données ? D'ailleurs, on peut se demander si les salariés, eux mêmes, n'ont pas quelque fois du mal à intégrer la nécessité de travailler différemment ? Pensez-vous que le temps est au changement ? Qu'une vision plus globale de la notion de l'individu au travail sera prise en compte ?

Vous remerciant par avance et restant dans l'attente de vous lire

Cordialement

Fleur FOURE

# février 23, 2010 11:07

Marie Larue a dit :

Bonjour Madame,

D’abord, merci de prendre la peine de commenter le contenu de ce blogue. Quant à la teneur de votre propos, je puis vous indiquer qu’on entend de plus en plus parler de cette notion de bien-être dans le monde du travail. Les interventions dont vous parlez sont un des moyens favorisant le bien-être. Plusieurs instituts de recherche en SST dans le monde, dont l’IRSST, conduisent des études sur les conditions permettant de préserver la santé des travailleurs. Le bien-être ne doit pas cependant occulter les nombreux défis qu’il faut toujours relever afin d’éliminer à la source même les dangers pour la santé, la sécurité et l’intégrité physique des travailleurs. Je me permets toutefois de porter à votre connaissance une étude intéressante visant à promouvoir le bien-être psychologique des travailleurs : www.irsst.qc.ca/.../R-624.pdf

Encore une fois, merci de nous lire.

Marie Larue

# février 23, 2010 2:14