Pensons aussi aux maladies

http://www.cchst.ca/events/mourning/Qu'on parle d'un jour commémoratif, d'un jour de compassion, d'un jour de deuil national  ou d'une journée mondiale de santé et de sécurité au travail, le 28 avril de chaque année nous rappelle une triste réalité. Il y a des travailleurs - trop de travailleurs - qui meurent et qui se blessent en gagnant leur vie. Le 28 avril est l'occasion de se remémorer et de commémorer les victimes et de saluer leurs familles. C'est aussi une journée qui favorise la réflexion et l'action en matière de SST. En nous souvenant du collègue, de l'ami ou d'un parent qui a été victime d'une lésion professionnelle, demandons-nous si, dans chacun de nos environnements, nous pouvons poser un geste concret pour éliminer à la source un danger ou réduire les risques de lésions professionnelles. N'attendons pas le prochain accident. Pensons-y dès maintenant.

Intervenir en misant sur la prévention dans nos milieux de travail est encore la façon la plus concrète d'exprimer sa compassion et de souligner la journée du 28 avril. Agir pour prévenir constitue le meilleur plaidoyer en faveur de la santé et de la sécurité du travail. Pendant que l'Assemblée nationale débat du projet de loi  60 visant la modernisation du régime de santé et de sécurité du travail – projet qui élargira la portée de l'application des mécanismes de prévention à un plus grand nombre d'établissements – regardons ce que nous, travailleurs et employeurs, pouvons faire pour rendre plus salubres et sécuritaires nos milieux de travail.

Et si vous êtes à la recherche de données probantes, je vous rappelle que l'IRSST met à la disposition des préventeurs et des comités de santé et sécurité des centaines de guides, fiches, rapports dont les contenus vous aideront dans votre mission de prévention. En ce jour commémoratif du 28 avril, je me joins à tous les travailleurs et les employeurs du Québec pour dire, oui, malheureusement les accidents existent, mais nous refusons de baisser les bras en disant qu'ils sont causés par un fâcheux concours de circonstances. La fatalité ne provoque pas d'accidents. Ceux-ci surviennent de façon imprévue et immédiate et ne doivent pas nous faire oublier les maladies professionnelles qui, elles, peuvent avoir de longues périodes de latence. Ensemble, prévenons-les si nous ne voulons pas que demain ressemble à aujourd'hui.