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Commentaire

Guy Perrault a dit :

Bonjour Madame Larue,

je vous reviens éventuellement avec quelques commentaires sur le plan triennal mais pour le moment, je profite de l'occasion pour supporter votre initiative et redire la nécessité pour les chercheurs de prendre le temps de discuter aussi librement que possible de leurs recherches tout en respectant les droits de chacun.

C'est dans une démarche semblable que nous avons mis sur pied modestement, sans objectif, ni échéancier, un groupe de discussion sur les aérosols.

Vive les occasions de parler de nos recherches et de discuter avec nos collègues de leurs aventures scientifiques qu'elles soient heureuses ou ardues!

Je me rends compte que je suis hors d'ordre mais je suis là!

# mars 3, 2009 10:38

Marie Lancaster a dit :

Bonjour,

Votre propos est inspirant. Mais je me demandais quelle place occupe les femmes comme sujet de recherche dans vos projets?

# mars 19, 2009 1:16

Bill Bartmann a dit :

Great site...keep up the good work. :) I read a lot of blogs on a daily basis and for the most part, people lack substance but, I just wanted to make a quick comment to say I'm glad I found your blog.  Thanks, :)

# septembre 20, 2009 5:10

GeneTinsley a dit :

I usually don’t post on Blogs but ya forced me to, great info.. excellent! … I'll add a backlink and bookmark your site.

# octobre 9, 2009 7:08

Sagette Gagnon a dit :

Fort intéressant comme étude menée sur les incidences du travail et des études. Actuellement, dans la région des maskoutains (Saint-Hyacinthe) et la région  d'Acton Vale, une initiative a vu le jour et une ressource est embauchée à temps complet par la Commission scolaire de Saint-Hyacinthe de sorte que celle-ci puisse accréditer les employeurs qui respectent les 4 critères de base pour se prévaloir de la mention "employeur engagé", jusqu'à maintenant, nous comptons 48 entreprises visitées parmis lesquelles, 41 ont reçu l'accrédidation "d'employeur engagé" et ce, depuis seulement 3 mois. Bref, les milieux se mobilisent autour d'un objectif commun qu'est la persévérance scolaire de nos jeunes.

Dans la mesure où vous souhaiteriez obtenir davantage d'information au sujet de cette initiative issue d'une démarche de concertation locale, je vous invite à communiquer avec moi au 450 773-8401 poste 6345 ou en écrivant à sagette.gagnon@cssh.qc.ca

Au plaisir!!!!

# novembre 11, 2009 10:40

Marie Larue a dit :

Bonjour Madame Gagnon,

Merci de manifester de l'intérêt pour nos travaux de recherche sur les jeunes travailleurs. Soyez assurée que je ferai circuler votre commentaire parmi l'équipe JeuneSST afin qu'elle puisse informer leurs partenaires de votre initiative qui me semble prometteuse pour favoriser la persévérance scolaire.

# novembre 13, 2009 11:11

Fleur Foure a dit :

Je me permets de vous contacter afin de connaitre votre point de vue concernant la prise en compte du bien-être des salariés en entreprise.

Après avoir exercé quelques années dans le milieu juridique, je me suis reconvertie dans le bien-être. Ne pouvant me séparer du milieu de l'entreprise, je propose, aux sociétés, des interventions de massage pour aider les salariés à évacuer leurs tensions.

Même si cette activité peut paraître superflue, les résultats sont très intéressants. Outre la détente et l'apaisement procurée, les salariés massés ont manifesté plus d'intérêt à leur travail et ont demandé à ce qu'une pratique régulière soit mise en place.

Malheureusement, beaucoup d'entreprises ne voient dans cette approche qu'une simple activité distrayante et occasionnelle pour leurs employés.

Elles ne cherchent pas à voir les effets à moyen terme, ainsi que les retours dont elles pourraient bénéficier (moins d'absentéisme, une meilleure concentration des salariés, un meilleur rendement, une image sociale responsable ...)

La prise en compte du bien-être du salarié ne serait-elle que très marginale, dépendant essentiellement de l'ouverture du dirigeant à ces nouvelles données ? D'ailleurs, on peut se demander si les salariés, eux mêmes, n'ont pas quelque fois du mal à intégrer la nécessité de travailler différemment ? Pensez-vous que le temps est au changement ? Qu'une vision plus globale de la notion de l'individu au travail sera prise en compte ?

Vous remerciant par avance et restant dans l'attente de vous lire

Cordialement

Fleur FOURE

# février 23, 2010 11:07

Marie Larue a dit :

Bonjour Madame,

D’abord, merci de prendre la peine de commenter le contenu de ce blogue. Quant à la teneur de votre propos, je puis vous indiquer qu’on entend de plus en plus parler de cette notion de bien-être dans le monde du travail. Les interventions dont vous parlez sont un des moyens favorisant le bien-être. Plusieurs instituts de recherche en SST dans le monde, dont l’IRSST, conduisent des études sur les conditions permettant de préserver la santé des travailleurs. Le bien-être ne doit pas cependant occulter les nombreux défis qu’il faut toujours relever afin d’éliminer à la source même les dangers pour la santé, la sécurité et l’intégrité physique des travailleurs. Je me permets toutefois de porter à votre connaissance une étude intéressante visant à promouvoir le bien-être psychologique des travailleurs : www.irsst.qc.ca/.../R-624.pdf

Encore une fois, merci de nous lire.

Marie Larue

# février 23, 2010 2:14

... a dit :

Pour ma part,  je suis obligée de faire les deux pour des raisons financières. Je ne fais pas ça par plaisir. À mon avis ces recherches n'ont aucun intéret, il faudrait plutôt trouvé des solutions financières pour ceux qui sont dans le meme cas que moi (car je suis loin d'etre le seul )  

# mars 23, 2010 7:34

Marie Larue a dit :

Vous comprendrez aisément que je ne partage pas votre point de vue. L’Opération JeuneSST a donné lieu a plusieurs recherches qui ont permis notamment de mieux comprendre pourquoi les jeunes sont victimes de plus d’accidents du travail que leurs aînés, quels étaient les facteurs de risque et les secteurs plus à risque, etc.

Les solutions que vous proposez sont en dehors de la mission de l’IRSST qui consiste à contribuer, par la recherche, à la prévention des lésions professionnelles.

J’ajouterais que même si des solutions financières étaient trouvées, celles-ci n’auront pas comme conséquence d’éliminer tous les risques liés aux emplois occupés par les jeunes.

Et c’est là que la cherche prend tout son sens.

# mars 24, 2010 2:34

alfred wilford a dit :

C'est pour avoir des gants de protection pour les produits de decapage et de solvants...

# mars 26, 2010 8:40

Jean a dit :

Très bien.

# mai 19, 2010 10:43

Marie Larue a dit :

M. Wilford,

Je ne sais pas si cela peut répondre à votre question, mais nous venons de lancer un site permettant de sélectionner des gants de protection. Je vous invite à le visiter: www.irsst.qc.ca/.../index.html. Vous y trouverez de l'information utile pour guider vos choix.

# mai 19, 2010 11:07

Claudette Émond a dit :

Je suis pour cette mesure. Mon conjoint qui est rembourreur et moi-même infirmière continuons à travailler même si nous avons plus de 60 ans.

C'est bon pour le moral et la vie sociale,le contact humain,  le transfert des connaissances, etc.

De plus dans le privé les gens n'ont pas de fond de pension, donc ils ne peuvent pas arrêter de travailler avant 65 ans et plus s'ils veulent avoir un petit peu de surplus monétaire, voir même l'essentiel et même dans le public.

Comme les médecins travaillent jusqu'à 75 et plus; pour l'expérience et le transfert des connaissnces il faut garder le personnel de la santé le plus longtemps possible au travail mais sans les obliger car chaque cas est différent.  L'important c'est de concillier travail et capacité; donc horaire flexible, semaine écourtée, etc.

Ce que les syndicats ont de la difficulté à s'adapter car ils veulent toujours remplacer les postes et pensent que les VIEUX doivent prendre la retraite pour laisser la place au sang neuf.

Que de pertes d'expertise et de bons employés travaillants qui aiment leur travail!

# avril 4, 2011 8:42

Marie Larue a dit :

Merci, Mme Émond, j'apprécie que vous ayez pris la peine de commenter mon billet. J'ajouterai seulement à votre propos que pour relever avec succès un tel défi, l'ensemble des acteurs -employeurs, syndicats et travailleurs- doit y contribuer.

# avril 4, 2011 9:52

Denise V. a dit :

Bonjour,

Je m'intéresse beaucoup aux conditions de travail pour les personnes qui vieillissent. Je suis à mi-cinquantaine et je dois travailler jusqu'à 65 ans pour avoir ma retraite. sauf! que je travaille dans un milieu d'agression des usagers (CRDI-TED). Je dois intervenir a tous les jours sur la violence de ma clientèle. Mon employeur exige de moi des inteventions physiques comme si j'avais 20 ans. Ce n'est pas facile...donc beaucoup d'employés doivent quitter avant la retraite ou bien diminuer les heures si c'est possible...

# avril 4, 2011 9:56

Vanessa Bueno a dit :

Bonjour,

Concrètement, de quelle façon les experts avec plus d'ancienneté peuvent accompagner les plus jeunes? Est-ce par jumelage, par shadowing ou par une formation plus théorique offerte par un expert? Comment les organisations, notamment celles avec des secteurs d'activités variés, peuvent adapter cet accompagnement de sorte à ne pas ralentir les activités?

# avril 4, 2011 11:34

Marie Larue a dit :

Bonjour Denise,

La Loi sur la santé et la sécurité du travail dit que l'employeur doit prendre les mesures nécessaires pour protéger la santé et assurer la sécurité et l'intégrité physique de ses travailleurs. Cela s'applique à tous les établissements, y compris au vôtre. Et les mesures qui doivent être prises s'appliquent autant aux travailleurs vieillissants qu'aux apprentis ou au plus jeunes.

Si vous voulez en apprendre davantage sur le transfert des savoirs de prudence, je vous invite à cliquer sur le lien suivant:  www.irsst.qc.ca/.../17-19.pdf .

# avril 5, 2011 1:53

Marie Larue a dit :

Bonjour Mme Bueno,

Il y a plusieurs façons d’assurer ce qu’on appelle la transmission des savoirs de prudence. L’IRSST a conduit des recherches sur ce sujet. Je vous invite vous aussi à consulter l'article suivant qui est paru dans le magazine Prévention au travail:  www.irsst.qc.ca/.../17-19.pdf .

# avril 5, 2011 1:55

Louis Bégin a dit :

Les employeurs sont craintifs a savoir comment aborder ce dossier,cela demande une réorganisation du travail,par l'horaire,le jumelage jeune,moins jeune,ect..les gestionnaires ont souvent une vision courte terme,ce changement de vision est un frein pour regarder des solutions,les entreprises malheureusement n'ent sont pas rendu la.

# novembre 15, 2011 4:48

lighting manufacturers a dit :

I really don’t accept this particular article. Nonetheless, I had searched with Google and I’ve found out that you’re right and I had been thinking in the improper way. Keep on creating top quality material similar to this.

# novembre 23, 2011 6:21

Gerard a dit :

C'est un faux problème, il y a dans le monde beaucoup de jeune de moins de 25 ans qualifiés qui cherchent des emplois.

# novembre 25, 2011 5:20

Nathalie Meunier, CRHA a dit :

Les jeunes de moins de 25 ans qualifiés qui sont assez humbles pour reconnaître qu'ils ont encore des choses à apprendre développeront leurs compétences et assureront une relève de choix, lorsqu'ils auront acquis l'expérience terrain nécessaire pour diriger, expérience qui ne s'acquiert qu'avec le temps.

Entre temps, il y a plusieurs gens de la génération X qui sont qualifiés ET expérimentés, et qui n'attendent qu'une chance d'enfin démontrer ce dont ils sont capables, lorsqu'on commencera à leur confier des postes de haute direction présentement occupés par des babyboomers...

# novembre 30, 2011 1:07

Savion a dit :

Very true! Makes a chagne to see someone spell it out like that. :)

# décembre 17, 2011 10:10

M. Beaunoyer a dit :

Vous avez tout à fait raison. Ce n'est pas les structures qui font les organisations, mais bien les gens qui y travaillent et le fruit de leur travail.

# décembre 21, 2011 2:07

Guillaume Lachapelle a dit :

est-ce possible de voir l'organigramme final ?

# janvier 9, 2012 1:08

Marie Larue a dit :

M. Lachapelle,

Pour votre information, on peut consulter l'organigramme sur le site Web de l'IRSST: www.irsst.qc.ca/organigramme.html

# janvier 10, 2012 8:08

Eva a dit :

le rapprochemnt   etude clinique/economie   il faut du flair mais pour l'accoustique et la physique quantique c'est vraiment un rapprochemnt d'une grande banalite pour un physicien ce sont deux branches d'une meme matiere et l'une a besoin de l'autre pour etre vraiment comprise  Le lien entre les deux est etudie depuis les commencements de la physique quantique

# février 21, 2012 2:10

Kemir a dit :

Je pense que le CNRS a fait un bon choix. Neanmoins, je regrette que ce soit des personnes surtout interessantes pour le developpment de l'economie qui gagnent. On dirait que c'est le seul interet de la science de servir l'economie- pourtant, cela est loin d'etre le cas a mon avis.

# février 21, 2012 6:47

appliance repair a dit :

Hello everybody! I do not know where to begin but hope this comm.irsst.qc.ca will be useful for me.

# mars 18, 2012 9:43

promotion web a dit :

Je suis impressionné! Blog très instructif sur comm.irsst.qc.ca mon ami. Je voulais juste commenter et dire maintenir la qualité du travail.

# avril 26, 2012 9:21

мебель из сосны a dit :

Merci pour la critique sensée sur comm.irsst.qc.ca. Moi et mon voisin ont été simplement préparé à faire quelques recherches à ce sujet. Nous avons pu prendre un livre dans notre bibliothèque locale, mais je pense que j'ai appris plus en lisant ce blog. Je suis très heureux de voir ces informations être partagés librement là-bas.

# juin 11, 2012 8:41

Jean-Luc LENGLEN a dit :

Je suis le Président de l'Association "Agir" pour la prévention des maladies professionnelles et subsidiairement, j'ai été trente années durant: un industriel dans le domaine de la chimie. Sans vouloir polémiquer, je dois vous avouer que je suis une fois de plus atterré de devoir lire ce genre d'article. En effet, si vous souhaitez réellement participer à la prévention des cancers professionnels (mais aussi de nombreuses autres maladies professionnelles), alors évoquez, s'il vous plaît, les textes réglementaires qui:

- obligent les employeurs à garantir la sécurité et la santé des travailleurs sur les lieux de travail (Directive-cadre 89/391/CEE du 12 juin 1989);

- interdisent aux employeurs d'exposer leurs salariés à des produits cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques (CMR) et en cas d'impossibilité technique de les exposer à des concentrations supérieures aux valeurs limites d'exposition professionnelles (VLEP) afférentes aux produits auxquels sont exposés les travailleurs (Décret 2001-97 du 1er février 2001);

- interdisent aux employeurs d'exposer leurs salariés non seulement aux CMR mais également aux agents chimiques dangereux (ACD), par définition tout produit chimique (la quasi-totalité) doté d'une VLEP et entre nous, potentiellement cancérogènes (Décret 2003-1254 du 23 décembre 2003).

Qui peut nier que de nombreux produits chimiques réputés non cancérogènes ont été, au fil des années avec les progrès de la  médecine et de la toxicologie, reconnus cancérogènes. En aparté, je dois reconnaître ne pas connaître les textes qui régissent l'utilisation des produits chimiques au Canada et aux Etats-Unis. Néanmoins, les textes que j'ai évoqués régissent (sans succès car jamais respectés) l'utilisation des produits chimiques en entreprises dans l'entièreté de l'Union européenne. Autre pierre angulaire de ces textes, c'est l'obligation aux employeurs de recourir au VASE CLOS pour éviter toute exposition des salariés aux produits chimiques, tant par voie dermique que par inhalation. Le vase clos existe sur le marché pour autant, non pas dans leur grande majorité mais dans leur entièreté, les employeurs n'y recourent pas. Il est indiscutable que l'explosion des cancers professionnels à laquelle nous sommes confrontés est dû essentiellement à l'exposition aux produits chimiques, notamment en entreprises, ce que du reste affirme l'INSERM suite à une étude épidémilogique réalisée sur une importante cohorte de victimes. Le fait que les chercheurs auraient compilé des estimations sur 38 substances reconnues cancérogènes est pathétique. L'évoquer l'est tout autant. C'est d'autant plus pathétique que:

- C'est ignorer l'Etude Sumer 2003 réalisée en France qui reconnaissait que, selon 18 000 médecins du travail, 2 736 000 salariés français étaient exposés aux produits CMR en entreprises (et le sont toujours depuis 2003 !);

- Que le nombre  de produits cancérogènes utilisés en entreprises est très sensiblement supérieur à 38.

Quant à l'IRSST, s'il contribuait effectivement à la prévention des lésions professionnelles, non seulement çà se saurait, mais il y aurait aussi moins de "ravages" chez les salariés. D'autre part, j'attire votre attention sur le fait que les travailleurs ne sont pas potentiellement exposés mais réellement exposés à des substances cancérogènes (n'oublions pas au passage les substances mutagènes et toxiques pour la reproduction; l'augmentation des cancers de l'enfance le prouve). Il est important que l'information soit disponible, dites-vous. Si nous partageons ce point de vue, il ne faut pas occulter le fait que ces contraintes reprises dans les décrets précités ne sont pas respectés. Cette information n'existe pas! Et pour que puisse être corroboré tout ce qui précède, je propose que l'Institut nous précise publiquement et officiellement quels sont, selon lui, les équipement de protection adéquats. J'attends pour ma part cette information avec une réelle impatience.

En conclusion, vous penserez probablement que j'ai été "dur" mais comprenez bien que dans le cadre de mes activités au sein de l'APMP, je suis en contact direct avec les victimes du travail, à fortiori avec leur famille quand lesdites victimes sont décédées. Dès lors, il n'est pas possible d'accepter de telles informations, je dois même dire "pseudo-informations", sans réagir. Votre article comme de nombreux autres articles, participent de ce génocide contre les salariés, créé et entretenu avec une grande perversité par les politiques, le patronat, les syndicats et les organismes de service public.

Naturellement, je suis tout à fait disponible pour m'expliquer sur ce dernier point.

# juillet 13, 2012 3:23

Pam a dit :

Intéressant !

# juillet 13, 2012 6:09

Marie Larue a dit :

M. Lenglen,

Je vous remercie d’avoir pris la peine de rédiger ce commentaire. Je comprends fort bien que vous évoquiez la réglementation française, mais je vous rassure : le Québec n’est pas démuni en cette matière (LSST, RSST, etc.). Mais comme nous sommes un institut de recherche, nous n’avons pas la responsabilité de l’application des lois et règlements. Par contre, notre mission est de contribuer, par la recherche, à la prévention des lésions professionnelles. Mais, pour « agir », les intervenants doivent avoir une bonne idée de l’exposition; c’était l’objectif de l’étude dont je parlais : tracer un portrait (le premier) de l’exposition par secteur économique en estimant le nombre de travailleurs exposés.

Je ne crois pas nécessaire de vous expliquer que nous n’avons pas « ignoré » l’Enquête Sumer –elle est  d’ailleurs citée en référence dans notre rapport sur les substances cancérogènes – mais, comme l’exposition des travailleurs varient en fonction des activités économiques des régions, nous devions tenter de déterminer des estimations d’exposition à partir de données québécoises. La disponibilité de celles-ci a fait en sorte que nous avons retenu 38 substances. Le nombre des substances chimiques réglementées au Québec est beaucoup plus élevé. On en dénombre plus de 700, dont une centaine qui sont notées comme étant cancérogènes avérés ou soupçonnés pour l’humain ou encore démontrés chez l’animal.

Ce premier portrait de l’exposition des travailleurs québécois nous permettra de prioriser nos prochaines thématiques de recherche.

Marie Larue

# juillet 18, 2012 2:36

Bertrand Derome a dit :

Bonjour,

Un article intéressant qui m'amène à réfléchir sur ce qui se fait en protection dans les magasins, les grandes surfaces etc... Lorsque je dois magasiner et qu'en rentrant je sens des odeurs chimiques de toutes sortes.  Solvants, durcisseurs, refroidisseurs etc... Beaucoup trop de produits viennent de pays sans règlementation ou presque. Sans contrôle de qualité pour avoir des prix  dérisoires. Des produits qui nuisent à notre santé, à l'environnement et à notre économie.

Quand aurons-nous des dirigeants adultes responsables?

Bertrand Derome

# août 6, 2012 10:37

BOUAMOUD a dit :

Bonjour,

Comprendre la « philosophie du développement durable » comme signalé dans l’avant dernier paragraphe est la clef de réussite d’un tel concept. Plusieurs entreprises utilisent le concept du « développement durable » sans autant faire la différence entre la Responsabilité Sociétale de l’Entreprise(RSE) et le développement durable qui concerne la planète et l’humanité entière. En plus nous avons l’impression que ce concept a été crée par les économistes pour recréer un équilibre entre le niveau du risque cible des populations et le risque perçus à travers la dégradation de l’environnement (nature) et  pour gérer l’indignation chez l’humanité contre les inégalités recensées.

La santé et sécurité au travail ainsi que les conditions du travail font partie de la RSE et, par conséquent, leurs respects participeront dans le développement durable, mais malheureusement nous ne pouvant pas filmer en direct une maladie professionnelle ou un accident mortel comme un ouragan ou une inondation pour rendre le risque plus perçu par les responsables. Par contre nous allons travailler pour rendre le niveau de risque cible plus bas chez les décideurs et rendre plus visible les dégâts sur la santé sécurité des travailleurs (théorie de l’homéostasie des risques (Wilde, 1988, 1994)).

Radouane BOUAMOUD

Ingénieur Préventeur

r-bouamoud@hotmail.com

# septembre 10, 2012 10:46

Amgar Albert a dit :

Bonjour,

J'anime un blog dans une revue professionnelle PROCESS en France.

Puis-je diffuser votre article in extenso?

Merci de votre réponse

Cordialement

Albert Amgar

# décembre 11, 2012 9:38

Claude viau a dit :

Bonjour,

Je suis globalement d'accord avec ce commentaire. Toutefois, quand vous dites que chacun des acteurs d'une situation de risque a un rôle bien défini, j'aimerais apporter une nuance qui me semble importante. Le gestionnaire de risque ou le décideur qui pose une question de risque peut le faire avec ses propres biais. Ainsi, intentionnellement ou sans le vouloir, il peut orienter la question à examiner par les experts et ainsi biaiser l'évaluation scientifique. Dans certains cas, il vaudrait mieux permettre aux scientifiques de participer à la formulation de la question de risque pour s'assurer que la réponse obtenue apporte un éclairage adéquat et pertinent à la situation à évaluer. Je me méfie du cloisonnement hermétique des diverses composantes du processus de gestion et d'appréciation scientifique des risques.

Claude Viau

# décembre 11, 2012 10:49

Remi Alaurent a dit :

Je suis moi aussi d'accord avec le commentaire de madame Larue de manière générale.

Il serait toutefois fort intéressant de reprendre l'analyse en considérant les obligations déontologiques des professionnels québécois (membres d'un ordre professionnel : ingénieurs, architectes, géologues, chimistes, médecins, etc.) placés dans des situations analogues, car là où l'employé doit se plier aux exigences de son employeur sous couvert du «droit de gérance» ou de «confidentialité» (on a pu voir dans les media l'utilisation douteuse qui a été faite de ces concepts pour contraindre des scientifiques au silence, ou à la langue de bois), le professionnel est redevable avant tout envers la société car la protection du public doit être sa première priorité.  On exige de lui qu'il tienne compte des conséquences de ses travaux sur la vie, la santé, la sécurité, l'environnement et même la propriété. En plus de la compétence, le professionnel doit faire preuve d'intégrité, d'objectivité, d'indépendance, d'impartialité.

De plus, il est utile de se rappeler que son Code de déontologie, qui est d'ordre public, doit primer sur la volonté de son employeur, de son gestionnaire, d'un fonctionnaire ou d'un élu. En effet, le Code des professions stipule notamment ceci :

188.2.1. Commet une infraction et est passible de l'amende prévue à l'article 188, pour chaque jour que dure la contravention au code de déontologie, quiconque sciemment, mais autrement que par le fait de solliciter ou de recevoir les services d'un membre d'un ordre, aide ou, par un encouragement, un conseil, un consentement, une autorisation ou un ordre, amène ce membre à contrevenir à une disposition du code de déontologie adopté en application de l'article 87. 2007, c. 25, a. 3.

De nombreux codes de déontologie comportent également une obligation de signalement ("whistle blowing").

Loin de moi l'idée de laisser croire que les scientifiques qui ne sont pas membres d'un ordre n'ont pas la volonté de se comporter avec «professionnalisme» : au contraire, ils en font régulièrement la preuve. Mais s'il est vrai que la réflexion éthique est bien connue dans le monde scientifique, lui permet-on d'aboutir et de rencontrer sa finalité quand des intérêts dits «supérieurs» sont en jeu? On retrouve d'ailleurs des codes d'éthique ou de déontologie dans plusieurs organismes scientifiques, mais quel est leur force réelle? Comment s'y prendre pour mieux protéger le public? Il y a place à reflexion et débat.

Remi Alaurent, ing.

NOTE : ce commentaire est entièrement personnel et n'engage en rien mon ordre professionnel.

# décembre 12, 2012 12:15

Yves Dubeau, ing. a dit :

Analyse très pertinente et d'actualité.  La CSST pourrait faire beaucoup pour améliorer cette situation en adoptant une règlementation similaire au PSM (Process safety management) de l'OSHA au États-Unis.  Avez-vous des intentions à cet égard?

# août 7, 2013 9:39

Marie Larue a dit :

Bonjour M. Dubeau et merci d’avoir pris le temps de me lire. Un mot pour vous préciser que l’IRSST n’a pas de pouvoirs réglementaires. Notre mission est plutôt de faire progresser le savoir et d’en informer  la CSST qui pourra prendre les décisions et faire ses recommandations au ministre du Travail qui les fera entérinées par le conseil des ministres.

Marie Larue

# août 7, 2013 2:34

bouhedli a dit :

Excellent, merci!

# octobre 6, 2013 10:35