2012-09-01 12:00 - Messages

Les policiers et le stress post-traumatique

Policier et stressLe 18 juillet dernier, Cyberpresse publiait un article intitulé : SPVM: le moral au beau fixe malgré la crise étudiante. On y relate que malgré le climat de tension et d'affrontement qui a accompagné les manifestations étudiantes du printemps 2012, les policiers de Montréal n'auraient pas été plus nombreux à demander de l'aide psychologique. « Entre les mois de mars et juin, les psychologues du Programme d'aide aux policiers du Service de police de la Ville de Montréal ont fait 1 040 consultations, à peine 100 de plus que l'an dernier pour la même période. Selon des données obtenues l'an dernier par La Presse, environ 300 policiers montréalais par année ont recours aux services psychologiques offerts par leur employeur. Cela représente moins de 7% des quelque 4 600 policiers du SPVM, ce qui correspond à la moyenne de la population. »

Au moment où cet article était publié, nous en préparions un sur les résultats de deux recherches menées auprès de corps policiers du Québec sur les facteurs prévisionnels de l'état de stress post-traumatique, justement. Les chiffres cités par La Presse collent à ceux obtenus par les scientifiques. En effet, bien que le travail des policiers les expose davantage que la population en général à vivre des expériences traumatisantes, ils ne sont pas plus touchés par l'ÉSPT. Auraient-ils une prédisposition psychologique particulière qui les protège à ce point de vue ? Les règles de sélection des policiers tendent-elles à favoriser des individus qui gèrent mieux le stress que la majorité des gens ? La formation qu'ils reçoivent les prépare-t-elle à faire face à des situations dangereuses et stressantes, ainsi qu'à en gérer les contrecoups possibles ? Les chercheurs ont exploré toutes ces questions et formulé des recommandations afin de fortifier la résilience de ces travailleurs qui risquent chaque jour de vivre des expériences traumatisantes. Les pompiers, les ambulanciers, les secouristes et les urgentologues peuvent en bénéficier eux aussi.   

À lire, dans le numéro de l'été de Prévention au travail.

Bonne lecture!

Marjolaine Thibeault
Rédactrice en chef
Prévention au travail
Section Recherche IRSST