Analyse des différences de durées d’indemnisation selon le sexe et le groupe d’âge

Les indicateurs statistiques de santé et de sécurité du travail produits depuis plusieurs années par l'Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail (IRSST) montrent que la durée moyenne d'indemnisation des lésions professionnelles ayant occasionné une perte de temps indemnisée (PTI) a presque doublé en 15 ans. Alors que l'écart de durées moyennes d'indemnisation entre les femmes et les hommes diminue au fil des années, celui entre chaque groupe d'âge change très peu.

L'étude vise à identifier, pour la période 2005-2012, les facteurs les plus fortement liés aux écarts de durées moyennes d'indemnisation observés selon le sexe ou le groupe d'âge, ainsi que ceux associés à l'augmentation de la durée moyenne d'indemnisation au fil des années. Outre le sexe, le groupe d'âge et l'année de survenue de la lésion, les facteurs retenus incluent notamment la catégorie de dossier, la présence d'un trouble musculosquelettique (TMS), l'existence d'une atteinte permanente à l'intégrité physique ou psychique (APIPP), une somme positive de débours au sein de certaines catégories comptables, l'industrie, la catégorie professionnelle et la taille de l'employeur.

Source : https://www.irsst.qc.ca/publications-et-outils/publication/i/101022/n/differences-indemnisation-sexe-age

 

Santé travail : enjeux et actions. Les cancers reconnus d'origine professionnelle. Evolution statistique, actions de prévention et d'accompagnement des salariés exposés

Sur la période 2013-2017, l'Assurance Maladie - Risques professionnels a reconnu, en moyenne 1 840 cancers d'origine professionnelle par an,soit 0,5 % des nouveaux cas de cancers recensés en France. Sur la même période, plus de 50 000 maladies professionnelles ont été reconnues par an, liées majoritairement à des troubles musculo-squelettiques.
Parmi les cancers professionnels reconnus, la part liée à l'amiante est prépondérante (80 % sur la période 2013-2017). Il s'agit de cancers du poumon dans 70 % des cas et de mésothéliomes dans 30 % des cas.
Du fait de la prédominance des cancers liés à l'amiante, la majorité des cas reconnus sont des cancers du poumon (57 %). Viennent ensuite les cancers de la plèvre (21 %) et de la vessie (11 %).95 % des cancers d'origine professionnelle sont reconnus par le système des tableaux de maladies professionnelles :
- dont 80 % correspondent strictement aux modalités des tableaux (alinéa 5 de l'article L461-1 du code de la Sécurité sociale),
- et 15 % correspondent partiellement à celles-ci (alinéa 6). Les 5 % restants (environ 90 cas par an) sont reconnus hors tableaux par le système complémentaire (dit de l'alinéa 7 faisant référence au même article). Tous types de cancers confondus, l'âge moyen et médian des personnes touchées au moment de la reconnaissance en maladie professionnelle est de 68 ans. Il s'agit donc majoritairement de retraités.Les patients atteints d'un mésothéliome ou d'un cancer broncho-pulmonaire du tableau 30 (amiante) sont les plus âgés au moment de cette reconnaissance (âge moyen et médian de 73 ans), tandis que les patients atteints d'une hémopathie maligne du tableau 4 (benzène) sont les plus jeunes (moyenne à 56,5 ans et médiane à 56 ans).Il existe une forte différenciation selon le sexe : les hommes sont très majoritairement les plus concernés (96 %). Il s'agit majoritairement d'ouvriers (80 % de cas). Les hommes ne présentent en effet pas les mêmes expositions au risque de cancers professionnels du fait de la spécificité de leurs emplois. A titre de comparaison, toutes causes de cancers confondues, les hommes représentent seulement 55 % des cas dans la cartographie des cancers établie par Santé publique France. 
Cette situation est le reflet de la structure d'emploi des cinquante dernières années et ne reflète pas l'exposition actuelle des salariés.

Source : http://www.risquesprofessionnels.ameli.fr/fileadmin/user_upload/document_PDF_a_telecharger/brochures/Rapport%20Enjeux%20et%20actions%20cancers%20pros.pdf

Cancers reconnus d'origine professionnelle : Évolution statistique, actions de prévention et d’accompagnement des salariés exposés

Le site Ameli - Risques professionnels met en ligne un numéro de "Santé travail : enjeux et actions" sur les cancers reconnus d'origine professionnelle. Sont abordés notamment l'évolution du nombre de cancers reconnus d'origine professionnelle sur la période 1997-2017, les résultats de l'enquête SUMER de 2010, la reconnaissance des cancers professionnels en Europe ainsi que les actions de prévention et d'accompagnement des salariés exposés.

Source : https://www.e-cancer.fr/Professionnels-de-sante/Facteurs-de-risque-et-de-protection/Expositions-professionnelles/Ressources-et-veille-documentaires/Cancers-Pro-Actu/Cancers-Pro-Actu-26/Cancers-reconnus-d-origine-professionnelle-Evolution-statistique-actions-de-prevention-et-d-accompagnement-des-salaries-exposes

Associations Between Systemic Quality of Life and Burnout Among French Canadian Workers

Burnout has very often been studied from a work-life specific perspective. However, a recent field of research leads to wonder about the impact that life events can have on the development of burnout. This study therefore investigated the associations between five domains of systemic quality of life and the three dimensions of burnout proposed by Maslach and colleagues. An analysis of correlations and multiple hierarchical regressions were performed on a sample of 202 French Canadian workers. These analyses report inverse associations between quality of life and burnout, with strong negative correlations between quality of life domains and burnout dimensions. The results also suggest that physical health and psychological health are strongly associated with the burnout dimensions and that systemic quality of life significantly adds variance into the risk factors model of emotional exhaustion and reduced personal accomplishment. This study provides empirical data supporting the belief that burnout is not work-life specific; burnout seems to have interactions with other life domains. These results point to the importance of raising awareness about the different life domains involved in the development of burnout, whether at the level of organizations, workers or practitioners.

Source : Vachon, M., Papineau, M., Dupuis, G. et al. (2019). Social Indicators Research, 142(3) , 1193–1210 https://doi.org/10.1007/s11205-018-1944-x

Chronic Obstructive Pulmonary Disease Prevalence Among Adults Who Have Never Smoked, by Industry and Occupation — United States, 2013–2017

Summary

What is already known about this topic?

Approximately 25% of adults with chronic obstructive pulmonary disease (COPD) have never smoked, and workplace exposures likely contribute to much of their disease.

What is added by this report?

During 2013–2017, an estimated 2.4 million (2.2%) U.S. working adults aged ≥18 years who never smoked had COPD. The highest COPD prevalences among persons who never smoked were in the information (3.3%) and mining (3.1%) industries and office and administrative support occupation workers (3.3%). Women had higher COPD prevalences than did men.

What are the implications for public health practice?

Efforts to reduce adverse workplace exposures and promote research to characterize the many contributing risk factors for COPD are needed to improve efforts to prevent and reduce risk for COPD among nonsmoking workers.

Source : Syamlal G, Doney B, Mazurek JM. Chronic Obstructive Pulmonary Disease Prevalence Among Adults Who Have Never Smoked, by Industry and Occupation — United States, 2013–2017. MMWR Morb Mortal Wkly Rep 2019;68:303–307. DOI: http://dx.doi.org/10.15585/mmwr.mm6813a2

Risques psychosociaux : peu d'employeurs agissent sur les causes

Selon une étude menée par la DGFAP, les politiques de prévention des risques psychosociaux combinant des actions de type secondaire et tertiaire sont les plus répandues, dans le secteur public comme dans le privé.

Cette étude menée en 2016 s'est intéressée aussi bien à la vision des employeurs qu'à celle des salariés. Selon les employeurs, près de 90 % des agents du secteur public et près de 70 % des salariés du secteur privé travaillent dans un établissement ayant pris, au cours des trois dernières années, des mesures pour prévenir les risques psychosociaux au travail. Ces actions ne sont pas toujours menées dans le cadre d'une démarche formalisée d'évaluation des risques. En effet, seule la moitié des établissements ont élaboré ou mis à jour, au cours des douze derniers mois, un document unique d'évaluation des risques professionnels incluant les risques psychosociaux. De ce fait, la prévention primaire tendant à modifier l'origine du risque en travaillant sur l'organisation du travail est peu présente. Les politiques de prévention des risques psychosociaux sont plus axées sur la prévention secondaire portant sur la sensibilisation et identification des risques, voire tertiaire pour favoriser le retour au travail du salarié une fois le risque réalisé. Autre enseignement de cette étude, les établissements où l'employeur déclare une faible exposition de ses salariés, petits ou moyens établissements du secteur privé, ont plus souvent une très faible activité en matière de prévention. Les établissements de taille moyenne notamment de la fonction publique hospitalière et de l'enseignement ou les grands établissements des services du secteur privé mènent une politique active et variée dans le domaine de la prévention, même si l'exposition des salariés est également relativement faible.

Les établissements signalant une exposition forte de leurs salariés aux risques psychosociaux peuvent être classés en trois groupes.
Dans le premier groupe, on retrouve surtout de petits et moyens établissements publics qui sont relativement peu actifs dans la prévention malgré des expositions signalées par les employeurs. Les risques psychosociaux constatés concernant en particulier le travail dans l'urgence, les conflits de valeurs et l'intensité du travail.
Le deuxième groupe comprend de petits établissements de la fonction publique de l'État et de la fonction publique territoriale et se distingue par une concentration des « risques généralisés » (pour plus de 50 % des salariés), notamment de ceux liés aux tensions sociales, et par une insuffisance de prévention pour y faire face.
Enfin, les établissements du troisième groupe, constitué plus souvent de grands établissements du public dans lesquels les salariés sont massivement exposés à un « risque localisé » (de 10 à 50 % des salariés) mais à tous les risques psychosociaux, se caractérisent par un climat social en tension et mènent une politique active de prévention des risques.

Source : https://www.fonction-publique.gouv.fr/files/files/statistiques/point_stat/prevention_risques_psychosociaux.pdf

Les séniors et le marché du travail

Le tableau de bord trimestriel sur l'activité des seniors et les politiques d'emploi présente les dernières données disponibles sur la situation des seniors le marché du travail : emploi-chômage-inactivité au sens du BIT, taux d'emploi, accès aux mesures d'aide à l'emploi, à la formation et aux dispositifs de retraite anticipée, demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi…

Source : https://dares.travail-emploi.gouv.fr/dares-etudes-et-statistiques/tableaux-de-bord/le-marche-du-travail-les-jeunes-et-les-seniors/article/les-seniors-et-le-marche-du-travail

Contraintes physiques et intensité du travail

Ce numéro de Synthèse. Stat' présente les résultats de l'enquête Conditions de travail – Risques psychosociaux de 2016 concernant les indicateurs relatifs aux contraintes physiques et à l'intensité du travail. Cette partie recouvre un des six axes d'analyse des risques psychosociaux construits par le collège d'expertise sur le suivi statistique des risques psychosociaux au travail1 : l'intensité du travail et temps de travail (axe 1).

Conformément aux principes de l'enquête Conditions de travail depuis sa création en 1978, c'est le point de vue et les connaissances du salarié sur son travail qui sont recueillis. Les résultats sont systématiquement ventilés par sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle, secteur d'activité, type d'employeur (distinguant les trois versants de la fonction publique). Afin de présenter des évolutions sur les questions restées identiques (les deux tiers des questions sont identiques à l'enquête CT 2013), les résultats sont fournis pour les années 1984, 1991, 1998, 2005, 2013 et 2016.

Source : https://dares.travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/synthese_stat_no24.pdf 

Des informations en ligne sur les tendances en matière de blessures au travail (É-U)

Le Conseil national de la sécurité (États-Unis) a mis en ligne une version en ligne du Injury Facts reference book, une référence en matière de données statistiques en sécurité au travail. Cette ressource gratuite comprend une section sur la sécurité au travail qui inclut les tendances en matière de blessures et de décès liés au travail et la manière de comparer les taux d’incidence des blessures et des maladies d’une organisation aux moyennes nationales. Les informations sont classées par sujets de sécurité, tels que les chutes, la fatigue liée au travail et les chariots élévateurs.

Source : https://injuryfacts.nsc.org/work/work-overview/work-safety-introduction/

Suicide Rates by Major Occupational Group - 17 States, 2012 and 2015

During 2000–2016, the suicide rate among the U.S. working age population (persons aged 16–64 years) increased 34%, from 12.9 per 100,000 population to 17.3 (https://www.cdc.gov/injury/wisqars). To better understand suicide among different occupational groups and inform suicide prevention efforts, CDC analyzed suicide deaths by Standard Occupational Classification (SOC) major groups for decedents aged 16–64 years from the 17 states participating in both the 2012 and 2015 National Violent Death Reporting System (NVDRS) (https://www.cdc.gov/violenceprevention/nvdrs). The occupational group with the highest male suicide rate in 2012 and 2015 was Construction and Extraction (43.6 and 53.2 per 100,000 civilian noninstitutionalized working persons, respectively), whereas the group with the highest female suicide rate was Arts, Design, Entertainment, Sports, and Media (11.7 [2012] and 15.6 [2015]). The largest suicide rate increase among males from 2012 to 2015 (47%) occurred in the Arts, Design, Entertainment, Sports, and Media occupational group (26.9 to 39.7) and among females, in the Food Preparation and Serving Related group, from 6.1 to 9.4 (54%). CDC’s technical package of strategies to prevent suicide is a resource for communities, including workplace settings.

Source: https://www.cdc.gov/mmwr/volumes/67/wr/mm6745a1.htm

Australia - National Return to Work survey 2018

The National Return to Work survey is undertaken on a biannual basis and compares the return to work experiences and outcomes of injured workers against a number of variables, including returning to work, workplace rehabilitation and employer support.

Source: https://www.safeworkaustralia.gov.au/media-centre/news/new-national-return-work-survey-report-released

Bilans du Conseil d’orientation sur les conditions de travail

Ces ouvrages, préparés annuellement par le ministère chargé du travail et présenté aux partenaires sociaux réunis au sein du Conseil d’orientation sur les conditions de travail (COCT), dessinent un panorama global de l’action en faveur de la prévention des risques professionnels et de l’amélioration des conditions de travail.

Source: https://travail-emploi.gouv.fr/ministere/documentation-et-publications-officielles/rapports/article/rapports-bilans-du-conseil-d-orientation-sur-les-conditions-de-travail-coct

La radioprotection des travailleurs

Exposition professionnelle aux rayonnements ionisants en France: bilan 2017
Le bilan de la surveillance des expositions professionnelles aux rayonnements ionisants concerne l'ensemble des secteurs d'activité soumis à un régime d'autorisation ou de déclaration, y compris ceux de la défense, dans les domaines des activités médicales et vétérinaires, de l'industrie nucléaire ou non nucléaire, de la recherche et de l'enseignement, ainsi que les secteurs concernés par une exposition à la radioactivité naturelle.
L'effectif suivi en 2017 dans le cadre des activités soumises à autorisation ou à déclaration est en augmentation de 0,9 % par rapport à 2016, avec 360 694 travailleurs. Parallèlement, la dose collective1 mesurée par
dosimétrie externe passive s'établit à 53,5 h.Sv pour 2017, contre 66,7 h.Sv en 2016. Avec une forte baisse par rapport à 2016 (- 20 %), cette valeur marque une rupture par rapport à celles observées en 2015 et 2016. Cette baisse significative de la dose collective est liée majoritairement à une baisse d'activité dans le domaine du nucléaire (volume de travaux de maintenance chez EDF moindre qu'en 2016) et de façon complémentaire à un changement méthodologique de plusieurs laboratoires de dosimétrie, intervenu courant 2017, qui évite de sousestimer le bruit de fond lorsque le dosimètre témoin n'est pas retourné par l'employeur avec les dosimètres individuels. La dose individuelle annuelle moyenne, d'une valeur de 0,72 mSv, est quant à elle stable par rapport à l'année précédente. Parmi les 12 712 travailleurs ayant reçu plus de 1 mSv (limite annuelle réglementaire fixée pour la population générale), 2 079 travailleurs ont reçu une dose annuelle supérieure à 5 mSv2. Une dose externe annuelle supérieure à 20 mSv (limite réglementaire de la dose efficace fixée pour les travailleurs) a été enregistrée pour 2 travailleurs. Quatre cas de dépassement de la limite de dose équivalente aux extrémités (500 mSv) ont également été enregistrés.

Source: https://www.irsn.fr/FR/expertise/rapports_expertise/Documents/radioprotection/IRSN_Rapport-Exposition-travailleurs-2017.pdf

Rates of Carpal Tunnel Syndrome in a State Workers’ Compensation Information System, by Industry and Occupation

California, 2007–2014
Carpal tunnel syndrome (CTS) occurs when the median nerve becomes compressed as it passes through the wrist within the carpal tunnel, resulting in pain, tingling, weakness, or numbness in the hand or the wrist. Occupational risk factors for CTS include engaging in work activities that require forceful, repetitive tasks, prolonged use of the hands or wrists in an awkward posture, or vibration. To assess trends and identify high-risk industries and occupations for CTS, the California Department of Public Health (CDPH) analyzed California workers' compensation claims for CTS by industry (2007–2014) and occupation (2014) and calculated rates per full-time equivalent (FTE) worker. During 2007–2014, a total of 139,336 CTS cases were reported (incidence = 6.3 cases per 10,000 FTE) in California workers; the rate among women (8.2) was 3.3 times higher than that among men (2.5). Industries with the highest rates of CTS were textile, fabric finishing, and coating mills (44.9), apparel accessories and other apparel manufacturing (43.1), and animal slaughtering and processing (39.8). Industries with high rates of CTS should consider implementing intervention measures, including ergonomic evaluations and development of tools and instruments that require less repetition and force and that correct awkward postures.

Source: https://www.cdc.gov/mmwr/volumes/67/wr/mm6739a4.htm

Eurostat - Accidents at work statistics 2015

Highlights:
There were 3 876 fatal accidents at work in the EU-28 during 2015, an increase of 102 deaths compared with the year before.
More than one fifth of all fatal accidents at work in the EU-28 took place within the construction sector.
In 2015, three quarters of all non-fatal accidents at work in the EU-28 concerned: wounds and superficial injuries; dislocations, sprains and strains; or concussion and internal injuries.

Source: https://ec.europa.eu/eurostat/statistics-explained/pdfscache/11539.pdf

CNESST - Statistiques annuelles 2017

Ce document contient une série de tableaux et graphiques qui présentent les différentes activités de la CNESST au cours de l'année 2017, en regard des éléments de sa mission, soit la prévention-inspection, la réparation, le financement, les normes du travail et l'équité salariale.???

Source: http://www.cnesst.gouv.qc.ca/Publications/200/Pages/DC_200_1046.aspx

CNESST - Appendice statistique 2017 (version préliminaire)

L’appendice statistique est un complément d’information aux données d’exploitation, sous forme de tableaux et graphiques uniquement, regroupant quelques informations de base relatives au secteur SST. Notamment, la Direction des communications et des relations publiques y réfère pour répondre à des demandes médias. On y retrouve entre autres :
· Statistiques régionales et sectorielles sur les établissements, dossiers d’intervention en prévention-inspection, dossiers acceptés pour lésions professionnelles, décès et données financières ;
· Historique sur 10 ans de l’État du résultat global du FSST et éléments relatifs à la situation financière de celui-ci ;
· Historique depuis l’année 2000 de l’estimation du nombre de travailleurs couverts par la LSST.

Source: http://www.cnesst.gouv.qc.ca/Publications/300/Pages/DC-300-328.aspx

Reoccurring Injury, Chronic Health Conditions, and Behavioral Health

Gender Differences in the Causes of Workers' Compensation Claims
Objective: The aim of this study was o examine how work and nonwork health-related factors contribute to workers' compensation (WC) claims by gender.
Methods: Workers (N = 16,926) were enrolled in the Pinnacol Assurance Health Risk Management study, a multiyear, longitudinal research program assessing small and medium-sized enterprises in Colorado. Hypotheses were tested using gender-stratified logistic regression models.
Results: For both women and men, having incurred a prior WC claim increased the odds of a future claim. The combination of incurring a prior claim and having metabolic health conditions resulted in lower odds of a future claim. Behavioral health risk factors increased the odds of having a claim more so among women than among men.
Conclusion: This study provides data to support multifactorial injury theories, and the need for injury prevention efforts that consider workplace conditions as well as worker health.

Source: Schwatka, N. V., Shore, E., Atherly, A., Weitzenkamp, D., Dally, M. J., vS Brockbank, C., ... et Newman, L. S. (2018). Journal of Occupational and Environmental Medicine, 60(8), 710-716.
http://dx.doi.org/10.1097/JOM.0000000000001301

Gender differences in injuries attributed to workplace violence in Ontario 2002-2015

Objectives: The aim of the study is to compare trends in the incidence of injury resulting from workplace violence for men and women at the population level over the period 2002–2015 among working-age adults in Ontario, Canada.
Methods: Administrative records of injury resulting from workplace violence were obtained from two population-based data sources in Ontario: 21 228 lost-time workers' compensation claims (2002–2015) and 13 245 records of non-scheduled emergency department visits (2004–2014), where the main problem was attributed to a workplace violence event. Denominator counts were estimated from labour force surveys conducted by Statistics Canada, stratified by age and sex. Age-standardised rates were calculated using the direct method.
Results: Over the observation period, workplace violence incidence rates were in the range of 0.2–0.5 per 1000 full-time equivalent workers. Incidence rates of injury due to workplace violence among women increased over the observation period, with an average annual per cent change (APC) of 2.8% (95% CI 1.7% to 3.9%) in compensation claims and 2.7% (95% CI 1.0% to 4.4%) in emergency department visits. In contrast, there was no change in workplace violence injury rates among men in compensation claims (APC: −0.2% (95% CI −1.2% to 0.9%)) or in emergency department visits (APC: −0.5% (95% CI −1.6% to 0.6%)). A pronounced increase in workplace violence injury rates was observed in the education sector with an APC=7.0% (95% CI 5.6% to 8.5%) for women and an APC=4.1% (95% CI 0.9% to 7.4%) for men.
Conclusions: Differences in the risk of injury resulting from workplace violence for women relative to men in Ontario between 2002 and 2015 were verified by two data sources. The relative risk of violence for men and women also differed across industries.

Source: Chen, C., Smith, P. M. et Mustard, C. (2018). Occup Environ Med.
http://dx.doi.org/10.1136/oemed-2018-105152

HSA - Statistic Report 2017

Annual Summary of Workplace Injury, Illness and Fatality Statistics presents the most recently available statistics on occupational injury, illness and workplace fatalities in Ireland.

Source: https://www.hsa.ie/eng/Publications_and_Forms/Publications/Latest_Publications/Statistics_Report_2017.81204.shortcut.html

Canadiens vulnérables au bruit en milieu de travail

Contexte : Les lois relatives à la santé et à la sécurité visent à protéger les travailleurs des dangers, y compris du bruit excessif. Cependant, certains travailleurs ne sont pas tenus d'utiliser des dispositifs de protection de l'ouïe en cas d'exposition à du bruit intense et ils peuvent en subir les répercussions néfastes, notamment des troubles auditifs et des acouphènes.
Données et méthodes : Les données pour les personnes âgées de 19 à 79 ans (n = 6 571) ont été recueillies de 2012 à 2015 dans le cadre de l'Enquête canadienne sur les mesures de la santé. Les personnes exposées à du bruit intense en milieu de travail sont celles qui doivent élever la voix pour communiquer avec une personne se trouvant à la distance d'un bras. Les travailleurs vulnérables sont ceux qui ne sont pas tenus d'utiliser, pendant leur travail dans des environnements bruyants, des dispositifs de protection de l'ouïe et qui ne les utilisent que parfois, rarement ou jamais.
Résultats : On estime que 11 millions de Canadiens (43 %) ont travaillé dans des environnements bruyants et que plus de 6 millions d'entre eux (56 %) sont classés comme étant vulnérables au bruit en milieu de travail. Même si le pourcentage de femmes vulnérables (72 %) était supérieur à celui des hommes (48 %), le nombre d'hommes dépassait celui des femmes dans ce contexte pour atteindre 3,7 millions (par rapport à 2,4 millions de femmes). Les travailleurs autonomes étaient plus susceptibles d'être vulnérables que les employés, tout comme les cols blancs étaient plus susceptibles d'être vulnérables que les cols bleus. Les travailleurs vulnérables étaient plus enclins à déclarer souffrir de troubles auditifs et d'acouphènes que les personnes n'ayant jamais travaillé dans un environnement bruyant.
Interprétation : Un pourcentage élevé de travailleurs exposés à un milieu de travail bruyant était vulnérable parce que l'utilisation d'un dispositif de protection de l'ouïe n'était pas obligatoire ni courante

Source: https://www150.statcan.gc.ca/n1/fr/pub/82-003-x/2018008/article/00002-fra.pdf

Pour une maternité sans danger - Statistiques 2013-2016

Les statistiques présentées dans le document concernent les principales caractéristiques des travailleuses dont les réclamations relatives au programme Pour une maternité sans danger ont été reçues et acceptées. Le document porte notamment sur les risques les plus fréquents pour la femme enceinte ou l'enfant à naître et sur la répartition des réclamations selon le secteur d'activité, la profession, l'âge de la travailleuse et l'état d'avancement de la grossesse. ?

Source: http://www.cnesst.gouv.qc.ca/Publications/300/Pages/DC_300_254.aspx

Safe Work Australia - Priority industry snapshots 2018

These snapshots provide WHS insights into the industries identified as a priority in the Australian Work Health and Safety Strategy 2012-2022.

Source: https://www.safeworkaustralia.gov.au/collection/priority-industry-snapshots-2018

Beyond Determining Compliance: How Can Workers’ Compensation Insurers’ Exposure Data Be Improved and Used?

The workers' compensation system can be used for more than processing work-related illness or injury insurance claims. The data collected through this system provide valuable information to identify how these injuries and illnesses happen, so that they can be prevented.
In recent years, use of workers' compensation injury and illness data in the public health field has grown. However, occupational exposure data (also known as industrial hygiene data) collected by many workers' compensation insurers is understudied. If analyzed, these data may help identify priority hazards and trends over time because the data include worker exposures to different types of stressors:
•Chemical
•Physical
•Biological
•Ergonomic
The data could also be used to develop strategies for controlling exposures that would improve worker health.

Source: https://blogs.cdc.gov/niosh-science-blog/2018/08/06/using-workers-comp-data/

Le travail en horaires atypiques : quels salariés pour quelle organisation du temps de travail ?

Travailler le soir, la nuit, le samedi ou le dimanche ? en horaires dits «?atypiques?» en comparaison des horaires standards en journée, du lundi au vendredi ? ne constitue pas des situations marginales. En 2017, en France (hors Mayotte), 44 % des salariés (10,4 millions de personnes) sont, au cours d'un mois, soumis à au moins un horaire de travail atypique sur leur lieu de travail, à leur domicile ou ailleurs. Le travail le samedi est le plus répandu avec 35 % des salariés mobilisés.
 En 2017, en France (hors Mayotte), 44 % des salariés sont, au cours d'un mois, soumis à au moins un horaire de travail atypique sur leur lieu de travail, à leur domicile ou ailleurs, ce qui représente 10,4 millions de personnes. Le travail le samedi est le plus répandu avec 35 % des salariés mobilisés. Les horaires atypiques concernent davantage les hommes et sont moins fréquents chez les plus âgés. Ils se concentrent dans certaines familles professionnelles et certains secteurs d'activité, notamment pour assurer la continuité de la vie sociale, la permanence des services de soins, la protection et la sécurité des personnes et des biens.
 Même si les horaires atypiques donnent parfois lieu à des récupérations, les salariés qui en effectuent ont également des durées du travail plus longues que les autres salariés, à temps complet comme à temps partiel, et sont contraints à une plus grande disponibilité au-delà de leurs horaires habituels de travail.
 76 % des non-salariés, soit 2,4 millions de personnes, sont également soumis à au moins un horaire atypique un mois donné.

Source: http://dares.travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/2018-030.pdf

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