La promotion de conditions et d'un milieu de travail décents, sûrs et salubres a été un objectif permanent de l'action de l'Organisation internationale du Travail (OIT) depuis sa création même, en 1919. Au cours de ces quatre-vingt-dix dernières années, l'OIT a élaboré un ensemble conséquent d'instruments internationaux et de documents d'orientation destinés à assister les mandants dans le renforcement de leurs capacités en vue de prévenir et de gérer les risques et les dangers sur le lieu de travail. La présente étude examine les trois instruments centraux de l'OIT dans ce domaine, soit la convention (nº 155) sur la sécurité et la santé des travailleurs, 1981, la recommandation (nº 164) sur la sécurité et la santé des travailleurs, 1981, et le protocole de 2002 relatif à la convention no 155. Ces instruments instituent un cadre de référence pour l'élaboration et la mise en oeuvre de systèmes nationaux globaux de sécurité et de santé au travail (SST), basés sur la prévention et l'amélioration continue.
L'Union européenne et la Chine ont ouvert le 30 janvier dernier un nouveau dialogue pour l'amélioration des conditions de travail et la réduction des accidents et des maladies professionnels.
Vladimír Špidla, commissaire européen à l'emploi, aux affaires sociales et à l'égalité des chances, et Song Zhe, ambassadeur de Chine, ont signé à Bruxelles un protocole d'accord sur la santé et la sécurité au travail. Cet accord vise également à diminuer le nombre de morts dans le secteur minier chinois: les accidents dans ce secteur, qui emploie cinq millions de travailleurs, sont, après les accidents de la route, la deuxième cause de mortalité accidentelle en Chine.